Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 16:10
Kâmaloka, le « Monde du Désir » est un des trois mondes du samsâra. Il est lui même constitué de six mondes, dont les trois premiers correspondent aux renaissances inférieures et les trois derniers aux renaissances plus fortunées. Les six mondes sont représentés dans l'image de la roue de la vie.

Du plus bas au plus haut, ce sont: 

Le monde des enfers

On y renaît sous l'emprise de la colère, de la haine et de l'agressivité. Il existe de nombreuses sortes d'enfers, dont les enfers froids et les enfers chauds. Dans ces derniers, on trouve, par exemple, l'enfer des « lignes noires » : ces lignes sont dessinées sur les corps des suppliciés et servent de guide de découpage à la scie… De manière générale, les durées de « vie » dans les enfers sont très longs… On dit que le suicide amène des réincarnations dans des mondes infernaux car on est appelé à revivre de très nombreuses fois son geste…

Associé à la couleur noire et à la syllabe HÛM du mantra de Tchenrézi Om̐ Maṇipadme hûm (ॐ मणिपद्मेहूम्).

Le monde des pretas, ou esprits avides


On y renaît sous l'emprise de l'avarice. On décrit ses « habitants » comme des êtres possédant une grosse tête, un cou filiforme et un gros ventre. Ceux-ci ont à leur disposition toutes les nourritures dont ils peuvent rêver mais ne peuvent les absorber sans d'atroces douleurs. On parle aussi de monde des fantômes affamés. Beaucoup de défunts en souffrance, pas nécessairement encore réincarnés dans le monde humain, et encore dans le bardo de la mort à la naissance, peuplent ce monde.

Associé à la couleur rouge et à la syllabe ME du mantra de Tchenrézi Om̐ Maṇipadme hûm (ॐ मणिपद्मेहूम्).

Le monde des animaux 


On y renaît sous l'emprise de l'ignorance et de la stupidité.

On y distingue :

* les animaux sauvages (ou libres)
* les animaux domestiqués ou asservis
* les animaux volants

Associé à la couleur bleue et à la syllabe PAD du mantra de Tchenrézi Om̐ Maṇipadme hûm (ॐ मणिपद्मेहूम्).

Le monde humain


C'est le monde dont nous faisons l'expérience quotidienne. On y renaît surtout par attachement à notre corps et sous l'emprise du désir. Nous ne pouvons alors pas résister au spectacle de nos futurs parents faisant l'amour et nous nous précipitons vers la matrice qui va nous accueillir. Seul le monde humain permet d'accéder à l'éveil : on parle de précieuse existence humaine.

Associé à la couleur jaune et à la syllabe NI du mantra de Tchenrézi Om̐ Maṇipadme hûm (ॐ मणिपद्मेहूम्).
Le monde des asuras, ou demi-dieux 

On y renaît sous l'emprise de la jalousie et de l'envie. Ce monde est plus spirituel que celui des humains, mais on y passe quand même une bonne partie de son temps à se battre avec les dieux du monde des dieux, sous l'emprise de la jalousie ! On parle aussi de monde des titans.

Associé à la couleur verte et à la syllabe MA du mantra de Tchenrézi Om̐ Maṇipadme hûm (ॐ मणिपद्मेहूम्).

Le monde des dieux


On y renaît sous l'emprise de l'orgueil. Ces « dieux » ou deva sont encore bien loin de la réalisation ! Ils connaissent certes une profonde absorption méditative, mais sont trop attachés à leur état ! Ne travaillant guère la compassion et les autres formes de sagesse, ils finissent tôt ou tard par « chuter » lorsqu'ils sont parvenus au terme de leurs mérites accumulés... La chute est en général douloureuse puisque la renaissance a souvent lieu dans un des mondes infernaux…

Associé à la couleur blanche et à la syllabe OM du mantra de Tchenrézi Om̐ Maṇipadme hûm (ॐ मणिपद्मेहूम्).


ommani

Om̐ Maṇipadme hûm (ॐ मणिपद्मेहूम्)

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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 14:26

Kailash ou Gang Rinpoche ou Kailâsa est le nom d'une chaîne de montagnes du plateau tibétain ainsi que celui de son plus haut sommet (6 714 mètres). C'est aussi le Mont Meru de l'Hindouisme.

C'est aussi la plus haute montagne du Tibet en dehors de l'Himalaya. Située dans la préfecture de Ngari, à proximité du lac Manasarovar et du lac Rakshastal, elle est à la source de quatre des plus grands fleuves d'Asie : le Gange, le Brahmapoutre, l'Indus et le Sutlej.

Cette montagne est le centre de l'univers bouddhiste (chaque bouddhiste aspire à en faire le tour), c'est aussi un endroit sacré pour les hindous, les jains et les bönpos. Les abords de la montagne divine sont des lieux saints où "les pierres prient".

Origine des noms

Le mot Kailâsa signifie cristal en hindî. Les Tibétains le nomment Ghang Rimpoche ou Khang Ripoche, ce qui signifie le précieux joyau des neiges et les jaïns Ashtapada. Il est aussi appelé Tise ou Meru. (ne pas confondre avec le Mont Méru en Tanzanie)

Signification religieuse

Le sommet du Kailâsa est considéré comme la demeure de Shiva et de sa shakti Pârvatî, littéralement fille de la montagne, ce qui explique son caractère sacré pour les hindous qui le voient aussi comme un lingam accompagné du yoni symbolisé par le lac Manasarovar.

Selon une légende, au cours d'une altercation avec un moine bön, le maître Milarepa, pour montrer sa supériorité, se serait transporté au sommet de la montagne sur un rayon de soleil.

Ascension

Ce sommet n'a jamais été gravi. En 2001, l'annonce d'un permis accordé par la Chine à l'alpiniste espagnol Jésus Martinez Novàs suscita un grand émoi et une réprobation unanime.

Le 8 mai 2001, le gouvernement tibétain en exil avait déclaré : « Nous avons été profondément affectés en apprenant que les autorités chinoises ont donné la permission à un groupe d'alpinistes espagnols de faire l'ascension du Gang Rinpoche, qui est sacré pour trois grandes religions. Les hindous, les bouddhistes et les fidèles de bön, religion prédominante au Tibet avant l'avènement du Bouddhisme, considèrent en effet Gang Rinpoche comme une montagne sacrée.

Les bouddhistes tibétains considèrent cette montagne comme la demeure de Demchog et de Dorje Phangmo, symbolisant l'union des forces mâles et femelles. C'est le cas également pour les fidèles de bön. Requérir la permission de grimper sur le Kailash, aussi bien que d'accorder cette permission, est clairement, de la part de ce groupe d'alpinistes espagnols et de la Chine, la négation des sentiments religieux qui animent les fidèles de trois des grandes religions du monde.

Nous exhortons le groupe d'alpinistes espagnols à renoncer à cette aventure d'autant plus outrageante que la liberté de religion au Tibet est violemment réprimée par les autorités chinoises. Traiter la montagne la plus sacrée au monde comme un vulgaire terrain de sport constituerait la preuve d'une insensibilité flagrante vis-à-vis des sentiments religieux du peuple Tibétain. » De nombreuses associations solidaires des Tibétains,

De nombreuses associations solidaires des Tibétains, mais aussi d'alpinistes, avaient protesté, et finalement, la Chine a interdit toute ascension du Mont Kailash, affirmant même n'avoir jamais accordé l'autorisation.

 

 

Vue sur le Kailash avec Chortens au premier plan
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 12:22

Une Kumārī est une jeune fille vénérée comme une déesse vivante au Népal.

La tradition des Kumaris (vierges en népalais) date du XVIIe siècle. Elle consiste à isoler des très jeunes filles pour les adorer. Ces déesses vivantes sont l'incarnation dans notre monde de la déesse hindoue Taleju représentées par des petites filles prépubères.

 

Vénérée tant par les bouddhistes que par les hindouistes, cet avatār de la déesse Taleju, dans sa version royale (il existe d’autres kumārī au Népal, mais celle-ci est la plus importante), est toujours issue de l’ethnie Newar.

 

Des petites filles, dès 4 ans, sont choisies parmi des milliers de candidates par un comité de prêtres bouddhistes, sur des critères physiques très précis. Chacune d'entre elles est sélectionnée au moment où elle perd sa première dent de lait et doit démissionner au moment de la puberté, pour revenir à la vie normale, tout en recevant une rente annuelle permanente. Une superstition énonçait que le mari éventuel de ces jeunes femmes devrait mourir dans les six mois suivant le mariage; mais la plupart des anciennes kumaris sont mariées et mères de famille.

 

Chaque année en septembre, lors du festival Indra Jatra, les jeunes déesses participent à un rituel au cours duquel elles donnaient au monarque régnant le pouvoir de gouverner pour l'année entière. Elles sont devenues une attraction touristique depuis l'abolition de la monarchie au Népal.

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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 12:15

Le Lac de Gosainkund ( Gosain Kund, Gosaikund ou Gosainkunda) est un lac sacré dédié à Shiva.

Gosainkund est situé à 4 380m d'altitude dans la municipalité de Syabru ( district de Rasuwa). Il est situé sur le trjet du traditionnel Trek Langtang-Gosainkund-Helambu, au sein de Parc national du Langtang.

 

Gosainkund est situé dans un ensemble de lacs (108 au total, suivant la tradition locale) dont les plus importants sont Surya Kund, Bhairab Kund et Saraswoti Kund.

 

Ce lac dédié à Shiva attire chaque année des milliers de pèlerins hindous lors de la fête de Janai Purnima.
L'hébergement comporte quatre lodges, et des dizaines d' abris sommaires, qui prennent la forme de murs bas au dessus desquels sont dressées des tentes.

 

Tous les ans, à la pleine lune, entre la mi-juillet et la mi-août, des dizaines de milliers d'hindous font le pèlerinage des lacs pour y prendre un bain rituel. Selon la légende, c'est Shiva lui-même qui aurait permis aux eaux d'arriver jusqu'aux lacs, en enfonçant son trident dans les rochers en amont.

Mais ce pélerinage n'est pas pratiqué seulement par les adeptes de Shiva. Il prend aussi l'aspect d'une fête régionale des Tamangs. Deux voies principales d'accès existent:



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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 08:50

 

Afficher la carte Google centrée sur ce point
Galerie de photos sur Swayambunath

Swayambhunath (Devanagari: स्वयम्भूनाथ स्तुप, quelquefois appelé Temple des singes), un des plus ancien et le plus saint des sites bouddhiste de la vallée de Kathmandou. Il est situé sur une colline à l'ouest du centre-ville.

Le site est inscrit au patrimoine mondial de L'UNESCO depuis 1979 au titre le la vallée de Kathmandou.

Origine légendaire

Selon Swayambhu Purana, la vallée entière était remplie autrefois par un lac immense, dans lequel a grandi un lotus. La vallée fut alors appelé Swayambhu, signifiant "Auto-Crée". Le nom vient d’une flamme auto-générée éternelle (svyaṃbhu) sur lequel un a été construit plus tard un stupa.

Le Bodhisattva Manjusri a eu une vision du lotus à Swayambhu et a voyagé là-bas pour le vénérer. Voyant que la vallée pouvait être une bonne base pour rendre le site plus accessible aux pèlerins humains, l'eau fut drainée du lac, partant de la vallée dans laquelle Katmandou se trouve maintenant. Le lotus s’est transformé en une colline et la fleur est devenu le stupa de Swayambhunath.

Histoire

Swayambhunath, est parmi les plus anciens sites religieux du Népal. Swayambhunath aurait été fondé par King Vṛsadeva, vers le commencement du cinquième siècle. Ceci semble être confirmé par une inscription endommagée sur une pierre trouvée sur le site. L'histoire du site lui-même remonte apparemment à longtemps avant l'arrivée de bouddhisme dans la vallée de Katmandou.

Bien que le site soit considéré comme bouddhiste, le lieu est révéré par les bouddhistes et les hindouistes. De nombreux rois hindous sont connus pour avoir rendu hommage au temple y compris le roi le plus puissant de Kantipur- Pratap Malla.

Architecture

Le stupa consiste en un dôme à la base. Au-dessus du dôme, il y a une structure cubique avec les yeux de Bouddha regardant dans les quatre directions. Il y a un Toran pentagonal présent au-dessus de chacun des quatre côtés avec des statues gravées en eux. Derrière et au-dessus du torana, il y a treize rangées. Au-dessus de toutes les rangées, il y a un petit espace au-dessus du lequel le Gajur est présent.

Le dôme à la base représente le monde entier. Quand une personne s’éveille (représentée par les yeux de sagesse et de compassion) des liens du monde, la personne atteint un état plus élevé. Les treize pinacles au dessus de lui symbolisent le fait que les êtres sensibles doivent traverser les treize étapes d'éclaircissement pour atteindre la Bouddhéité.

Sur chacun des quatre côtés du stupa principal, il y a une paire de grands yeux qui représentent la Sagesse et la Compassion. Au-dessus de chaque paire de yeux est un autre œil, le troisième œil. On dit que quand le Bouddha prêche, les rayons cosmiques émanent du troisième œil qui sert du message aux êtres célestes, pour que ceux qui sont intéressés puissent descendre sur terre pour écouter le Bouddha.

Les Bouddhas honorés sont Vairocana (occupe le centre et est le maître du temple), Akshobhya (fait face à l'est et représente l'élément cosmique de conscience), Ratnasambhava (fait face au sud et représente l'élément cosmique de sensation), Amitabha (Il représente l'élément cosmique de Sanjna (le nom) et fait toujours face à l'Ouest) et Amoghasiddhi (Il représente l'élément cosmique de conformation et fait face au nord).

 

Le grand Stupa
Le grand Stupa
Un petit stupa
Un petit stupa
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 10:57

La religion Bön


Le Bön (prononcer beun) est une religion tibétaine préexistant au bouddhisme. Ses adeptes sont les Bönpo (lignée Bön).

De l’ensemble des pratiques animistes et chamanistes constituant le premier Bön (shes-pa bcu-gnyis) s’est dégagé au XIe siècle une religion structurée, le Bön Yungdrung (Yung-drung bon), présentant des similitudes avec le bouddhisme tibétain (particulièrement Nyingmapa), qui a lui-même beaucoup emprunté au fond chamaniste local.

Les pratiquants du Yungdrung soutiennent pour leur part que son apparition précède celle du lamaïsme. Au XIVe siècle, la branche dite Nouveau Bön (bon-gsar) s’est rapprochée encore plus étroitement du bouddhisme afin d’échapper à la discrimination.

Dominé pendant plusieurs siècles par le lamaïsme et parfois même persécuté, le Bön est un peu mieux connu internationalement depuis l’implantation hors du Tibet de communautés monastiques ayant fui l’invasion chinoise. Ses textes et traditions font l’objet de nombreuses recherches. Il a été reconnu comme cinquième tradition religieuse tibétaine par le Dalaï lama.

Origines

Selon les récits légendaires Bönpo, dix-huit grands maîtres ayant atteint l’illumination apparaîtront dans notre monde. Le premier d’entre eux, celui de notre ère, est le maître Tönpa Shenrab, fondateur de la religion Bön, apparu dans sur la terre mythique d’Olmo Lung Ring (identifiée par certains comme étant le Mont Kailash, au Tibet occidental).

Il est dit que Tönpa Shenrab étudia la doctrine Bön au ciel avant de s’engager auprès du dieu de la compassion, Shenla Okar, à descendre sur terre guider les hommes. A l’âge de 30 ans, il renonça au monde et mena une vie d’austérité, propageant la doctrine pour sauver les hommes de leur souffrance. Suivant son chemin, il arriva au Tibet dans la région du Mont Kailash, devenu aujourd’hui le site historique de la culture Bön.

Au XIVe siècle apparut la branche du Nouveau Bön, presque identique au lamaïsme à quelques spécificités près, comme par exemple la déambulation autour des chortens qui se fait dans le sens trigonométrique. Bien implantée dans les régions orientales d’Amdo et de Kham, elle présente certaines différences avec la branche originelle Yungdrung, mais ses abbés reconnaissent comme tous les Bönpo la primauté du monastère de Menri, fondé en 1405 par le grand maître Nyame Serab Gyaltsen (1356-1415), dialecticien disciple du lama Rongtôn.

Au XIXe siècle, les contacts avec le bouddhisme se poursuivirent avec la participation de Shardza Tashi Gyaltsen (1859-1935) au mouvement Rimé et l’adoption de terma (textes sacrés « redécouverts ») bönpo par Jamgon Kongtrul dans sa collection du Rinchen gter-nidzod.

Malgré la rivalité avec les lignées bouddhiques, les contacts demeuraient ; un département était réservé aux moines Bön dans les monastères gelugpa et sakyapa.

Doctrine

D’après le Bön, le monde est fait de trois parties :

  • les nuages et le ciel
  • la terre
  • les « régions basses », souterraines, une sorte d'enfer

Chacune est habitée d’esprits plus ou moins malicieux qui influent sur la vie des hommes. Ces esprits sont ceux des cinq éléments (l’espace, l’air, le feu, l’eau et la terre), des quatre saisons et de la nature (arbres, rochers, montagnes, rivières, plantes, ciel, soleil, lune, étoiles, nuages etc.). Ils ne sont pas les esprits de morts mais bien des dieux à part entière.

Les activités humaines dérangent la quiétude de ces esprits qui à leur tour se vengent sur les hommes. Ainsi lorsqu’un homme coupe un arbre, il dérange Nye, le dieu des arbres. Lorsqu’il creuse un puit, c’est le dieu de la terre, Sadag, qu’il dérange. En polluant l’air, il provoque la colère de Theurang, le dieu de l’espace, ainsi que celle de Lu, le dieu de l’eau, lorsqu’il pollue les lacs et les rivières. La vengeance des dieux s’abat ensuite sur les hommes. « En polluant l’espace, ils polluent leur esprit ; en polluant le feu, ils polluent leur chaleur intérieure ; en polluant l’eau, ils polluent leur sang, et en polluant la terre, ils polluent leur corps. De ces pollutions résultent la maladie et la mort ».

Pour lutter contre les colères des dieux, les « prêtres-shamans » du Bön, les Bönpos, se livrent à des rituels et des cérémonies complexes. Ils servent de médium entre les esprits et les hommes. Les rites qu’ils accomplissent sont différents dans chacune des régions du Tibet, car chaque endroit est habité par un esprit particulier faisant partie intégrante de la vie quotidienne des habitants de la région, et à qui sont faits offrandes et sacrifices.

Dans le Bön, la mort n’est pas considérée comme la fin de la vie, mais comme une transformation. Les morts sont incinérés, parés de bijoux, au cours d’un rituel shamanique. Cette cérémonie leur permettra d’être récompensés de leurs actes dans l’autre vie.

La doctrine transmise par Tönpa Shenrab est généralement classée en deux genres: les Quatre Portails et le Trésor Unique. Les Quatre Portails sont:

  • L’Eau Blanche (Chabdkar): doctrine liée aux phénomènes ésotériques.
  • L’Eau Noire (Chab-nag): doctrine concernant les rites du récit, les rites magiques et ceux des funérailles, ainsi que le rite de rachat des âmes.
  • La Terre de Phan (’Phanyul): recueil contenant les règles monastiques et les présentations philosophiques.
  • Le Guide Divin (Dpon-gasa) : doctrine contenant uniquement les enseignements de la Grande Perfection.
  • Le trésor Unique (Mtho-thog) recense les points essentiels des Quatre Portails.

Le Bön a une forte tradition monastique ; il existe néanmoins, comme chez les Nyingmapa, un clergé marié vivant au sein de la population. Appelés ngakpas, ils reçoivent un enseignement religieux assez similaire à celui des moines et se consacrent plus particulièrement aux services rituels (naissances, mariages, décès, exorcismes, guérisons etc.), s’appuyant pour les guérisons et exorcismes sur le pouvoir des tantras et les techniques de méditation, et non la transe proprement dite comme les chamans (pawo ou lhapa). Les moines étudient également l’astrologie et la médecine tibétaine traditionnelle.

Comme dans les autres courants de la religion tibétaine, les méditations bön s’aident de yidams, divinités guides, et de leurs thangkas ou mandalas, ainsi que des saddhanas (sgrub thabs), textes en vers ou prose en décrivant les étapes. Parmi les écoles de méditation, deux sont plus spécifiques à la religion bön :

  • Dzogchen (voie de la perfection), employée aussi dans le Nyingmapa ; il en existe quatre versions, la plus ancienne et importante étant la Tradition orale de Zang Zhung (Zhang zhung sNyan-rgyud) couchée par écrit au VIIIe siècle par Gyerphung Nangzher Lodpo, disciple de Tapihritsa.
  • Chod (coupure) vise à trancher les liens avec l’égo. La pratique consistait autrefois à se placer dans un environnement terrorisant pour effectuer la coupure sous l’effet de la peur. C’est aussi le nom d’une offrande symbolique du corps en nourriture aux êtres illuminés réalisée dans le même but. Dans la religion populaire, le chod est une pratique par laquelle le chaman absorbe les influences néfastes dans son corps de transe qu’il laisse ensuite dévorer par les démons.

Traces de culte Bön dans le Khumbu

Le Khumbu, au Népal, présente, à coté des lieux bouddhistes traditionnels, de nombreuses traces, souvent assez discrètes, du culte Bön.

  • Les Lhapsa, qui peuvent être confondus avec les mani, sont des tas de pierres ordonnées, mais non gravées, placés dans des lieux caractéristiques, entrée de village, col, sommet.
  • Les trophées, cranes d'animaux sauvages ou domestiques.
    Ces trophées sont placés sur les toits des maisons, les linteaux des portes, les murets.
  • Les cornes de bovins, souvent gravées de mantras.
  • Les svastikas (croix gammées symbolisant le mouvement éternel), isolées ou dans un mandala.


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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 17:55
Tārā (sanskrit ; devanagari : तार) ou Ārya Tārā (arya : noble), Jetsun Dolma en tibétain, est une bodhisattva très populaire aussi bien auprès des laïcs que des moines dans le bouddhisme tibétain.

Son nom signifie Libératrice, mais aussi Étoile, et Celle qui fait passer ( à l'autre rive ). Tārā est une déité tantrique visualisée et méditée par les pratiquants du bouddhisme vajrayâna pour développer certaines qualités intérieures, et comprendre les enseignements extérieurs, intérieurs et secrets de la compassion et de la sagesse en tant que compréhension de la vacuité.

Elle peut, comme toutes déités tantriques, être révérée comme yidam, c'est-à-dire déité de méditation. Elle présente des points communs aux dakinis, mais elle s'en démarque en ce qu'elle est la principale figure féminine du Bouddha.

Tārā est aussi considéré comme une forme féminine d’Avalokiteshvara, liée comme lui au Bouddha Amitabha. De façon poétique, la légende la fait naitre d'une larme de compassion d'Avalokiteshvara, ou encore d’un rayon sorti de ses yeux.

Formes et mantra

Les formes ou émanations de Tara, en majorité paisibles mais parfois courroucées, sont multiples, chacune ayant des fonctions et des attributs qui lui sont propres. Gosh Devendra Hegde en a recensé 76 et on lui connaît 108 noms. les Taras sont souvent regroupées en séries de 21, de composition variable selon les écoles. Les principales sont associées à une couleur, les Taras verte et blanche étant les plus connues. La culture populaire tibétaine voit dans les deux épouses bouddhistes attribuées au roi du Tibet Songsten Gampo leur incarnation, la princesse népalaise Bhrikuti étant une forme de la Tara verte et la princesse chinoise Wencheng une forme de la Tara blanche.


  • Tara verte: Tara originelle dont les autres sont autant d'émanations car le vert peut représenter toutes les couleurs. Elle protège contre les dangers réels (les huit grands dangers maha abhaya) ou spirituels. Elle est généralement appelée Syama (vert) Tara. Une forme appelée Cittamani Tara (joyau qui exauce tous les vœux) est particulière au courant gelugpa. Khadiravani Tara (Tara de la forêt des tecks), apparue à Nagarjuna, est aussi assimilée à une protectrice de la végétation. Sous le nom de Janguli, elle contrôle les serpents ; il s'agit probablement de l'avatar d’une déesse locale.
  • Tara blanche : généralement appelée Sita (belle) Tara. Elle symbolise l'activité de pacification, et accorde plus particulièrement la longévité et la santé. Son mantra est souvent récité en pensant à quelqu'un. Elle exprime aussi la compassion, et on la représente avec sept yeux pour signifier la vigilance et l'omniscience de l'esprit habité par cette compassion (karuna). La forme Chintrachakra (roue qui exauce tous les vœux) est particulièrement protectrice.
  • Tara rouge : elle représente la destruction de l’illusion, le discernement et la transmutation du désir ; elle est parfois assimilée à Kurukulla, priée par les laïcs pour obtenir le pouvoir de persuasion .
  • Tara jaune : richesse, prospérité assimilée à Vasundhara.
  • Tara bleue : elle représente la transmutation de la colère et la destruction des obstacles à la pratique ; elle est parfois identifiée à une forme d'Ekajati, importante dans le courant nyingmapa.
  • Tara noire: elle représente le pouvoir.

Les divers mantras de Tara sont des variantes du mantra de Tara verte: oṃ tāre tuttāre ture svāhā, prononcé Om taré touttaré touré soha en tibétain.

Origine

Comme beaucoup de déités tantriques, à l’origine de la Tara bouddhiste se trouve une divinité hindoue homonyme, associée semble-t-il tout d’abord à Durga. Elle est de nos jours une forme de Kâlî, la déesse mère destructrice et créatrice de l'hindouisme. Il existe deux hypothèses concernant la signification de son nom : « étoile », ce qui en ferait à l’origine une divinité stellaire, ou « celle qui fait traverser », évoquant sa fonction salvatrice.

Les premières traces de son existence en tant que divinité indépendante datent du Ve siècle et ses premières représentations du VIe siècle. Le pèlerin chinois Xuanzang rapporte l’existence d’un temple très fréquenté à elle consacré près de Nalanda. Elle a suivi la diffusion du vajrayana dans l’Himalaya, en Indonésie, et à un degré moindre en Asie orientale. Avec le recul du bouddhisme devant l’hindouisme et l’islam, Tara est devenue une exclusivité du bouddhisme tibétain pratiqué aussi par les Mongols et une partie des Mandchous.

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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 13:02
Le bouddhisme est la deuxième religion en importance au Népal derriere l'hindouisme. Elle est pratiquée par environ 15 % de la population. L'influence réciproque de ces deux pratiques est avérée, au point de partager certaines déités et même certains lieux de prières.

Le bouddhisme est surtout présent dans les régions montagneuses du pays. Le Bouddha serait né au village de Kapilavastu, village dont la localisation traditionnelle serait Lumbinî au Népal. Le bouddhisme est largement majoritaire (plus de 70%) dans les ethnies Tamang, Gurung et Sherpa. Il est représenté de façon significative (plus de 25 %) dans les ethnies Magar et Newar.

Historiquement, au Népal, depuis la naissance du Bouddha, le bouddhisme n’a jamais cessé d’être pratiqué, à la différence de l’Inde où il fut anéanti au XIIIe siècle. La survie du bouddhisme dans la vallée de Kathmandou s’explique par ses facultés de constante adaptation, en particulier au système social de l’hindouisme, qui fut religion d'état jusqu'en 2006, date de transformation du pays en État laïc.

Alors que le bouddhisme peut être considéré dans certaines parties du monde comme une philosophie (Japon, Occident), au Népal il s'agit d'une véritable religion avec ses dieux, ses prêtres et ses monastères.

 

Écoles

Il existe une grande diversité de variantes du bouddhisme au Népal, celles-ci cohabitant souvent au sein des mêmes lieux. On peut citer:

Dans la vallée de Kathmandou :

  • Le Bouddhisme Newar, pratiqué par la communauté Newar. C'est un bouddhisme vajrayâna influencé par la société hindouiste. En particulier, le système des castes est appliqué, en contradiction avec les principes généraux du bouddhisme habituellement admis.
  • Le Bouddhisme theravâda, pratiqué également dans la Vallée de Kathmandou

Les deux principaux lieux du du bouddhisme dans cette vallée se situent autour des grands stupas de Bodnath (ou Bouddhanath) et de Swayambunath.

Dans les régions proches de l'Himalaya :

  • Le Bouddhisme gelugpa, dit des "Bonnets jaunes", ou encore du "Dorje", forme la plus récente du bouddhisme tibétain se pratique dans les régions montagneuses du nord. Le célibat des prêtres y est obligatoire.
  • Les autres formes du bouddhisme tibétain, en particulier Nyingmapa, dit des "Bonnets rouges", Kagyupa ou encore Sakyapa.

Le bouddhisme dans le pays Bothia

Le bouddhisme en pays Bothia (en particulier dans le Khumbu présente des traits particuliers.

Dans cette forme de bouddhisme, les prêtres sont des lamas. Ils vivent dans des monastères (gompa). Les moines qui ont prononcé leurs vœux de célibat sont désignés par le terme gelung. Quant aux moines novices, on les nomme chade. Chaque monastère est dirigé par un lamache (Grand Lama).

Le premier monastère du Khumbu a été fondé dans la première moitié du 17e siècle par le Lama Sangwa Dorje à Pangboche. Les autres monastères importants se situent à Tengboche (Tyangboche), Namche Bazar, Khumjung et Thame.

Le clergé compte aussi des lamas de village. Ce sont des paysans, la plupart du temps mariés, ayant acquis quelques connaissances religieuses dans un monastère ou auprès d'un autre lama. Les Sherpas respectent autant les lamas de village que les lamas des monastères. Comme les lamas, les femmes (lamini) peuvent être nonnes ou mariées. Elles ne sont cependant pas autant considérées que les lamas dans la communauté.

Les lamas des monastères se réunissent quotidiennement pour assister aux offices religieux pendant lesquels ils récitent en chœur des mantras, tout en faisant tourner leurs moulins à prières, tandis que retentissent coups de tambour, de gong et de cymbale. De longues heures sont également consacrées à l'étude de la philosophie et des textes sacrés.

Le lien avec le chamanisme apparait car les lamas procèdent à de nombreuses cérémonies de prières à l'égard de tout ce qui fait partie du cadre de vie des Sherpas : bénédiction des maisons, des troupeaux, des récoltes, prières lors des décès pour aider l'âme du mort à trouver le chemin de sa future incarnation, etc.

Les signes de ferveur religieuse sont omniprésents dans tout le pays Bothia. Des moulins à prières sont présents, soit incrustés dans les murs des temples, soit de plus grande taille, isolés. Des reliquaires (chorten) contenant les restes de religieux, des objets leur ayant appartenu ou tout simplement des objets sacrés, se dressent sur les cols de montagne ou gardent l'entrée des villages. Le long des sentiers, des pierres gravées de prières ou d'illustrations à connotation religieuse (mani) sont entassées pour former de longs murets. Accrochés aux maisons, aux monuments religieux et au sommet des cols, flottent au vent des drapeaux à prières, petites pièces d’étoffe multicolores imprimés de prières, placées côte à côte sur des cordes.


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Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /Août /2008 07:59
Nicolas Sarkozy  a célébré jeudi dans un entretien à l'agence Chine nouvelle "l'amitié historique, indéfectible et inébranlable" entre Paris et Pékin, a finalement décidé de ne pas s'entretenir avec le Dalaï-lama chef spirituel bouddhiste lors de sa visite en France du 12 au 23 août. 

La présence de  Carla Bruni-Sarkozy  à une cérémonie avec le Dalaï-lama le 22 août prochain est une humiliation supplémentaire pour la communauté tibètaine en exil

Rappelons la symbolique de ce drapeau

  • Au centre se dresse une immense montagne recouverte de neiges épaisses, qui représente la grande nation du Tibet, connue généralement sous le nom de Terre environnée de montagnes neigeuses.
  • Dans le ciel bleu foncé, s'étendent six bandes rouges, représentant les premiers ancêtres du peuple tibétain : les six tribus appelées Se, Mu, Dong, Tong, Dru et Ra, qui à leur tour ont donné les (douze) descendants. La combinaison de six bandes rouges (pour les tribus) et de six bandes de couleur bleu foncé (pour le ciel) représente la répétition incessante des actes vertueux protégeant les enseignements spirituels et la vie profane accomplis par des divinités protectrices et tutélaires noire et rouge avec lesquelles le Tibet entretient des liens depuis très longtemps.
  • Au sommet de la montagne enneigée, le soleil projetant ses rayons resplendissants dans toutes les directions représente la jouissance égale de la liberté, du bonheur spirituel et matériel, et de la prospérité par tous les êtres sur la terre du Tibet.
  • Sur les pentes de la montagne, se tiennent fièrement deux lions des neiges à la crinière flamboyante d'intrépidité, qui représentent l'accomplissement victorieux de la vie spirituelle et de la vie profane au Tibet.
  • Le magnifique joyau rayonnant aux trois couleurs porté bien haut représente la vénération jamais démentie vouée respectueusement par le peuple tibétain aux Trois Joyaux suprêmes (le Bouddha, le Dharma et la Sangha).
  • Le joyau tourbillonnant bicolore porté par les deux lions des neiges représente l'attachement manifesté par les peuples à la discipline personnelle d'une * La bordure jaune ornant le pourtour représente la propagation et l'épanouissement, dans toutes les directions et à toutes les époques, des enseignements du Bouddha semblables à l'or pur.
  • Le côté dépourvu de bordure jaune représente l'ouverture du Tibet à la pensée non bouddhiste.
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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 08:46

Déja 45 ans que Thich Quang Duc a fait le sacrifice de sa vie pour la liberté de son peuple et pour faire respecter la liberté religieuse au Sud Viet Nam.


Thích Quảng Đức était un bonze vietnamien, né en 1897, qui s'est immolé le 11 juin 1963 à Saïgon, en signe de protestation contre la répression anti-bouddhiste ordonnée par le président catholique Diệm.

La photographie de cet événement a fait le tour du monde et suscité l'émoi de la communauté internationale. On raconte que durant sa combustion, il n'aurait ni bougé ni émit le moindre son. La légende veut que son cœur ait résisté aux flammes et soit conservé dans un reliquaire. Le geste de Thích Quảng Đức a été par la suite repris par d'autres bonzes, jusqu'à la chute du président corrompu Diệm.

La voiture Austin, conservée à la pagode Tien Mu de Hué

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