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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 16:55
Tārā (sanskrit ; devanagari : तार) ou Ārya Tārā (arya : noble), Jetsun Dolma en tibétain, est une bodhisattva très populaire aussi bien auprès des laïcs que des moines dans le bouddhisme tibétain.

Son nom signifie Libératrice, mais aussi Étoile, et Celle qui fait passer ( à l'autre rive ). Tārā est une déité tantrique visualisée et méditée par les pratiquants du bouddhisme vajrayâna pour développer certaines qualités intérieures, et comprendre les enseignements extérieurs, intérieurs et secrets de la compassion et de la sagesse en tant que compréhension de la vacuité.

Elle peut, comme toutes déités tantriques, être révérée comme yidam, c'est-à-dire déité de méditation. Elle présente des points communs aux dakinis, mais elle s'en démarque en ce qu'elle est la principale figure féminine du Bouddha.

Tārā est aussi considéré comme une forme féminine d’Avalokiteshvara, liée comme lui au Bouddha Amitabha. De façon poétique, la légende la fait naitre d'une larme de compassion d'Avalokiteshvara, ou encore d’un rayon sorti de ses yeux.

Formes et mantra

Les formes ou émanations de Tara, en majorité paisibles mais parfois courroucées, sont multiples, chacune ayant des fonctions et des attributs qui lui sont propres. Gosh Devendra Hegde en a recensé 76 et on lui connaît 108 noms. les Taras sont souvent regroupées en séries de 21, de composition variable selon les écoles. Les principales sont associées à une couleur, les Taras verte et blanche étant les plus connues. La culture populaire tibétaine voit dans les deux épouses bouddhistes attribuées au roi du Tibet Songsten Gampo leur incarnation, la princesse népalaise Bhrikuti étant une forme de la Tara verte et la princesse chinoise Wencheng une forme de la Tara blanche.


  • Tara verte: Tara originelle dont les autres sont autant d'émanations car le vert peut représenter toutes les couleurs. Elle protège contre les dangers réels (les huit grands dangers maha abhaya) ou spirituels. Elle est généralement appelée Syama (vert) Tara. Une forme appelée Cittamani Tara (joyau qui exauce tous les vœux) est particulière au courant gelugpa. Khadiravani Tara (Tara de la forêt des tecks), apparue à Nagarjuna, est aussi assimilée à une protectrice de la végétation. Sous le nom de Janguli, elle contrôle les serpents ; il s'agit probablement de l'avatar d’une déesse locale.
  • Tara blanche : généralement appelée Sita (belle) Tara. Elle symbolise l'activité de pacification, et accorde plus particulièrement la longévité et la santé. Son mantra est souvent récité en pensant à quelqu'un. Elle exprime aussi la compassion, et on la représente avec sept yeux pour signifier la vigilance et l'omniscience de l'esprit habité par cette compassion (karuna). La forme Chintrachakra (roue qui exauce tous les vœux) est particulièrement protectrice.
  • Tara rouge : elle représente la destruction de l’illusion, le discernement et la transmutation du désir ; elle est parfois assimilée à Kurukulla, priée par les laïcs pour obtenir le pouvoir de persuasion .
  • Tara jaune : richesse, prospérité assimilée à Vasundhara.
  • Tara bleue : elle représente la transmutation de la colère et la destruction des obstacles à la pratique ; elle est parfois identifiée à une forme d'Ekajati, importante dans le courant nyingmapa.
  • Tara noire: elle représente le pouvoir.

Les divers mantras de Tara sont des variantes du mantra de Tara verte: oṃ tāre tuttāre ture svāhā, prononcé Om taré touttaré touré soha en tibétain.

Origine

Comme beaucoup de déités tantriques, à l’origine de la Tara bouddhiste se trouve une divinité hindoue homonyme, associée semble-t-il tout d’abord à Durga. Elle est de nos jours une forme de Kâlî, la déesse mère destructrice et créatrice de l'hindouisme. Il existe deux hypothèses concernant la signification de son nom : « étoile », ce qui en ferait à l’origine une divinité stellaire, ou « celle qui fait traverser », évoquant sa fonction salvatrice.

Les premières traces de son existence en tant que divinité indépendante datent du Ve siècle et ses premières représentations du VIe siècle. Le pèlerin chinois Xuanzang rapporte l’existence d’un temple très fréquenté à elle consacré près de Nalanda. Elle a suivi la diffusion du vajrayana dans l’Himalaya, en Indonésie, et à un degré moindre en Asie orientale. Avec le recul du bouddhisme devant l’hindouisme et l’islam, Tara est devenue une exclusivité du bouddhisme tibétain pratiqué aussi par les Mongols et une partie des Mandchous.

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Salam 02/02/2009 22:34

Chers frères et soeurs,
chers ami(e)s,
chers concitoyens,
Que la Paix soit sur vous.
Cette paix, nous la chérissons tous,
nous la désirons tous.
En France et ailleurs,
nous goûtons à cette paix depuis 1962 environ.
Jamais depuis notre vie ici n'a été menacée de basculer à cause de la guerre,
mais nous avons vu
-et certains d'entre nous ont connu ailleurs-
le drame et l'horreur inévitable que contient toute guerre.

En ces heures graves,
nous recevons la peine immense
des victimes de l'interminable guerre israëlopalestinienne.
Juifs, chrétiens de tous bords, musulmans de tous bords et autres
souffrent de ce sang qui coule à flots depuis 60 ans.
L'hémoragie de la Palestine ne s'interrompt que rarement,
dans des conditions insoutenables,
pour durée condamnée à s'écourter
et s'achever irrémédiablement dans de nouveaux assauts désespérés.

A chaque assaut de l'Etat d'Israël,
grandit dangereusement la haine du peuple juif,
le peuple Israël.
Chaque attaque baptisée riposte déclenche un nouveau massacre
et une nouvelle vague de hargne et de colère,
dont patissent les juifs du monde entier,
s'obligeant à défendre encore un rêve déchu qui leur est cher,
et sans lequel leurs souffrances passées ne sembleraient avoir de sens:
le rêve du rappel en Terre Promise,
récupéré par des idéologues de la conquête maximale à tout prix,
les sionistes.
Hier encore, seuls les fascistes et les néonazi,
ainsi que d'autres sortes d'extrémistes aux conceptions racistes
dénonçaient le sionisme.
Tant nous voulions pardonner et comprendre
après la détresse endurée sous le reich allemand.

Aujourd'hui, les horreurs et les violations de droits fondamentaux perpétrés
ont hissé -dans les nombreux esprits excédés- le peuple juif,
à nouveau, en "ennemi des peuples opprimés",
à cause de cette politique du bulldozer.
Les partisans de la paix y sont pourtant nombreux!
Ils aspirent à la paix
tout autant que nous aspirons
à conserver la paix ici.

Quant aux palestiniens,
tant de larmes ont coulé depuis six décennies,
mêlées à tant de sang,
tant de vies ont été fauchées ou confisquées,
tant de familles ont disparu ou été réduites à la terreur
et aux mauvaises moeurs des armées d'occupation
que l'on s'étonne toujours de les voir se battre encore,
avec dignité plus souvent qu'avec rage.

Aujourd'hui qu'Ehud Olmert annonce une nouvelle "riposte disproportionnée"
aux ripostes gazéennes qui ont fait deux morts après la pluie de bombes
qui chez eux a fait -aux dires des israëliens-
au moins 600 morts,
Aux dires du Hamas,
plus de 1300.
Depuis 1948,
750 000 palestiniens ont été victimes de cette guerre sans fin.

Levons-nous courageusement pour la paix:
envoyons un signe de paix pour les israëliens,
par un signe d'amour pour les palestiniens...

...Portons tous, chaque fois que nous en avons le droit
le kéfié palestinien.

Par cet acte, accompli par des français de souche,
des immigrés, des touristes, des juifs,
des descendants de la migration,
par toutes les couches de la population,
en tailleur et costume autant qu'en jean basquet,
nous pouvons montrer que nous aimons la Palestine,
que nous aimons les palestiniens,
et que lorsque l'on nous voit vivre des peines ou des moments de joie,
des moments de colère ou des moments de honte,
nous aspirons à la paix pour tous les hommes,
à la dignité pour tous les hommes et toutes les femmes,
au droit à la vie pour tous les enfants du monde.

Faites ce geste simple: portez le kéfié
pour dire tout ceci sans avoir autre chose à faire
que sourire et vivre en paix.

Que la paix, la grâce et la miséricorde soient sur vous,
et qu'innondant de vous,
elle coule jusqu'au peuple de Palestine.
Amîne.