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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 20:39

Un Tibétain en exil au Népal a mis le feu à ses vêtements sur le site bouddhiste de Bodnath au Népal. L'homme, qui avait une vingtaine d'années, est mort des suites de ses blessures, a déclaré le directeur du Tribhuvan University Teaching Hospital, à Katmandou. Il s'était arrosé d'essence dans les toilettes d'un restaurant avant de courir au Stupa de Boudhanath, l'un des sites bouddhistes les plus vénérés dans le monde, et d'embraser ses vêtements.

 

Depuis 2009, au moins 101 Tibétains se sont suicidés par le feu ou ont tenté de le faire pour protester contre la tutelle de Pékin et la répression de leur religion et de leur culture. Le bureau du Dalaï-lama a en effet confirmé mercredi que la tentative d'immolation d'un moine au Népal ce même jour était le 100e cas recensé.

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

 

Lobsang Sangay, chef du gouvernement tibétain en exil, déclare :
Le régime chinois continue avec sa ligne dure au Tibet. Il en vient même à criminaliser les auto-immolations. Récemment, de lourdes peines ont été prononcées contre des proches de ceux qui se sont immolés, certains d'entre eux juste parce qu'ils avaient cherché à récupérer les corps. Les autorités ont installé des caméras de vidéo-surveillance partout. Les patrouilles des forces de l'ordre se sont intensifiées. Le nombre d'arrestations a augmenté. Mais cette intransigeance se heurte à une résistance. Dans les villages, les gens prient en mémoire des immolés. Et des cadres tibétains de l'administration chinoise démissionnent.

Des soutiens s'expriment, notamment au niveau des parlements nationaux. En novembre 2012, la Haut Commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, Navi Pillay, a critiqué la politique chinoise au Tibet, ce qui était un geste sans précédent. Mais il est temps que la communauté internationale renforce sa pression sur les autorités chinoises pour qu'elles abandonnent leur ligne dure sur le Tibet. On ne peut pas continuer comme ça. Le Tibet est un test pour la communauté internationale. Nous sommes en faveur de la non-violence et de la démocratie. Ne pas soutenir notre combat serait très malheureux pour la cause de la non-violence et de la démocratie.

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